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Féminisme décolonial

Origine
Pensées d’Amérique latine, des Caraïbes, de l’océan Indien et d’ailleurs, contre un féminisme qui serait la mission civilisatrice des femmes du Nord.
Contexte
Empires, esclavage, extractivisme, politiques de la mémoire. Françoise Vergès en donne une version francophone en 2019, qui n’épuise pas le champ.
Propositions
Le sexe a été un outil colonial. Un féminisme qui ignore l’empire reproduit une géographie du savoir. Les femmes du Sud ne sont pas un public à éduquer.
Influences
Études postcoloniales et décoloniales, féminismes noirs, histoire de l’esclavage, critique du discours savant (Mohanty, 1988).
Divergences internes
Décolonial, postcolonial, afroféminisme, féminismes africains, féminismes autochtones : voisins, non synonymes. Lugones n’est pas une méthode universelle.
Critiques
Le mot peut devenir un style. Il arrive qu’il dispense de lire les enquêtes locales qu’il invoque. L’abrégé de Lugones 2010 a été lu ; les livres de terrain, non.
Transformations contemporaines
Exigence de sources situées. Les DOI de Lugones 2007 et 2010 et de Mohanty 1988 sont contrôlés. Cela ne valide pas le courant.

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